Synopsis.
C'est dans une immense métropole d'un pays du Nord que l'action se déroule. On y fait l'improbable rencontre du dernier homme vivant sur terre. Au fil des jours qui passent, on apprend à connaître le personnage. Le récit, dirigé par la voix off du héros, vient rythmer une action souvent sans parole. Les souvenirs de cet homme permettent d'entrer dans son univers intime. Mais petit à petit les souvenirs se font plus rares. Imperceptiblement, le personnage perd la mémoire pour ne plus vivre qu'au présent, ce qui lui jouera quelques tours quand il se rappellera parfois un peu tard de détails importants pour sa survie. Enfin la ville se fait moins accueillante, le climat et le manque de vivres deviennent critiques. Notre homme perd le sens de la réalité pour finir par douter de ce qu'il vit. Pour clore le récit, ce dernier homme vivant finit par déménager de son Downtown, Il part à l'aventure avec son caddie, se souvenant alors de la première journée qu'il avait passée à la pêche...
Note : La disparition des hommes et les raisons de l'apocalypse sont un moteur dramatique du récit, mais qui reste très largement en second plan. Au point qu'à la fin, on ne sait toujours pas exactement ce qui a pu se passer. De la même façon, savoir si cet homme est vraiment le dernier peut sembler important. Mais seul le lecteur se fera une opinion. En effet, l'ambiguité de la situation rend le personnage plus intriguant et peut être aussi plus humain.
C'est dans une immense métropole d'un pays du Nord que l'action se déroule. On y fait l'improbable rencontre du dernier homme vivant sur terre. Au fil des jours qui passent, on apprend à connaître le personnage. Le récit, dirigé par la voix off du héros, vient rythmer une action souvent sans parole. Les souvenirs de cet homme permettent d'entrer dans son univers intime. Mais petit à petit les souvenirs se font plus rares. Imperceptiblement, le personnage perd la mémoire pour ne plus vivre qu'au présent, ce qui lui jouera quelques tours quand il se rappellera parfois un peu tard de détails importants pour sa survie. Enfin la ville se fait moins accueillante, le climat et le manque de vivres deviennent critiques. Notre homme perd le sens de la réalité pour finir par douter de ce qu'il vit. Pour clore le récit, ce dernier homme vivant finit par déménager de son Downtown, Il part à l'aventure avec son caddie, se souvenant alors de la première journée qu'il avait passée à la pêche...
Note : La disparition des hommes et les raisons de l'apocalypse sont un moteur dramatique du récit, mais qui reste très largement en second plan. Au point qu'à la fin, on ne sait toujours pas exactement ce qui a pu se passer. De la même façon, savoir si cet homme est vraiment le dernier peut sembler important. Mais seul le lecteur se fera une opinion. En effet, l'ambiguité de la situation rend le personnage plus intriguant et peut être aussi plus humain.
Scénario jour par jour
Note : La chronologie n'est pas définitive, d'autres épisodes peuvent s'intercaler à l'avenir avec ceux déjà présentés. Il pourra y avoir des ellipses de plusieurs jours entre certains épisodes dans un souci de progression (que le jour 3 soit renommé jour 6 par exemple). En l'état, ce détail n'as pas encore été complètement réfléchi et n'est pas pris en compte.
J'ai pour le moment 14 épisodes. Il manque à mon avis encore 3 à 5 épisodes pour finir l'histoire.
Jour 3
L'homme va faire son marché dans un centre commercial ressemblant à une grande serre sur plusieurs étages. La végération y a pris aussi pied. À l'entrée, on aperçoit un distributeur de journaux : titres évocateurs à la une d'un tabloïd : "Grippe : le vaccin ou la mort". Ou alors "la tempête du millénaire pour la semaine prochaine !" L'homme prend un caddie et commence à fouiller les rayons. Il prend des conserves, de quoi se raser, tombe sur un magasin de gadgets hightech. Hésite une seconde et court à l'intérieur au rayon ipod. Se félicitant de sa trouvaille, il se rappelle de son premier baladeur lorsqu'il était ado et qu'il frimait auprès des copains. Il arrache l'ipod de son câble anti-vol. L'allume. Mais, bien sûr, rien ne se produit. Vexé, il balance le gadget et s'en va par la sortie sans achat tout en pensant que ce qui lui manque le plus, c'est la musique...
Jour 4
L'homme est chez lui. C'est une partie de magasin de meubles qu'il a réaménagée. Il se réveille au petit matin et se rase. Il garde quand même une partie de barbe. Il se fait un café sur un réchaud à gaz posé sur une plaque vitro céramique de sa cuisine aménagée. Il s'approche de la baie vitrée qui fait la longueur du magasin. Elle est cassé à un endroit où d'énormes lianes font un pont vers l'immeuble d'en face. Il prend des jumelles, scrute l'horizon. Balance les jumelles sur un fauteuil et va s'affaler dans un grand canapé avec un livre et un verre de cognac. L'homme, content, pense "aujourd'hui ; rien !"...
Jour 5
Un souvenir de parc. Les arbres immenses, la palissade tout aussi haute. La main du grand père énorme. L'homme regarde alors sa propre main, le parc lui semble tout petit et les arbres ne sont pas aussi grands que dans son souvenir. Son école à côté. Avec ses porte-manteaux un peu trop haut. Le haut du tableau trop loin pour de petits bras, la salle de classe immense. Le souvenir s'arrête. L'homme trop grand sur une mini chaise de petit. Il se dit qu'il n'aurait pas dû revenir sur ces lieux. Maintenant ses souvenirs ne seront plus vraiment comme il les avait gardés jusque là...
Jour 6
L'homme somnole à la pêche. il se remémore la première fois que sa mère a fait cuire une araignée de mer. Elle ne voulait pas entrer dans la marmite et s'était échappée. Plus tard à table, il avait été incapable de goûter au crustacé. il se dit qu'il était idiot, et d'un coup se demande pourquoi il repense à cet épisode incongru. Puis sa canne à pêche lui file des mains et l'eau commence à faire des bulles sur le rivage. Il se rappelle que l'épisode avec le crabe fugitif s'était passé en avril. Il pense "avril... Avril... pourquoi donc. Avril ! c'est la migration !" Il part à toutes jambes et grimpe au premier étage d'un autobus à impériale à l'abandon. Un flot de grosses araignées de mer passe dans la rue. On les suit, elles semblent surgir de partout, sortent des bouches du métro, des immeubles... De loin, on voit l'homme repousser avec un parapluie coloré une grosse araignée montée sur le bus. Puis le flot se tarit. L'homme est assis sur une banquette, l'air hagard, il pense "plus jamais de crustacés".
Jour 7
L'homme est interrompu dans sa recherche quotidienne d'objets et de nourriture : il voit le ciel chargé et entre dans un magasin de parapluies. Il se remémore un souvenir de balade sous la pluie avec ses parents. L'orage gronde dans la rue, la grêle tombe. Des blocs de glace fracassent les épaves de véhicules au dehors. L'averse s'arrête. L'homme ressort avec un parapluie coloré à la main. Le soleil brille. Il ouvre son parapluie...
Jour 8
Dans la rue avec son caddie. Il est plein de livres. Il pense : "au début, je me suis dit que j'allais m'installer dans une bibliothèque. Je pourrais passer ma vie à lire confortablement installé dans un canapé. Mais je ne me voyais pas déménager le canapé là-bas." C'est alors qu'il se rend compte qu'il passe devant le musée des Beaux Arts de la ville. Il vide son caddie sur la chaussée et entre dans le musée. Sur le trottoir, un distributeur de journaux. La une : "le dernier grand singe est mort. C'est au zoo de..." A l'intérieur du musée, on ne voit pas ce qu'il fait. Le temps s'écoule, des animaux sauvages passent dans la rue, qui ressemble un peu à une brousse. Plus tard l'homme ressort avec son chariot plein. Il s'arrête devant les livres puis file chez lui. On le retrouve alors dans son appert improvisé, examinant un tableau, l'air dubitatif. Tous les murs sont maintenant recouverts de toile de maîtres...
Jour 9
Souvenir d'anniversaire. Le gâteau et les bougies, les guirlandes électriques qui décorent la maison. Le feu dans la cheminée. L'homme est dans la tempête. Il neige à gros flocons. Il entre dans ce qui pourrait être une cathédrale. D'immenses pylônes étranges sont à peine visibles dans l'ombre. Il passe dans un bureau. Examine un panneau mural et marmonne quelque chose d'incompréhensible pour lui-même. On le voit dans une grande salle pleine de gros boutons actionner certains d'entre eux. Puis il revient à la salle au tableau mural et va dans une annexe avec d'énormes interrupteurs. Il actionne l'un d'eux. Et la lumière éclaire tout. Il rit. L'homme sort de la centrale en trottinant. Il se retourne sur lui-même au milieu du carrefour, le sourire aux lèvres et il rentre chez lui en prenant l'escalator. Arrivé chez lui, il met une main sur ses yeux et allume la lumière. L'ambiance est chaleureuse. au dessus de la table où trône un gâteau, on peut lire en lettres lumineuses "joyeux anniversaire"...
Jour 10
L'homme dans un magasin avec son caddie habituel plein de trucs électroniques. Une musique d'ascenseur et une voix d'hôtesse de l'air accueille les visiteurs. Quand il passe les caisses, le portique magnétique se met à sonner. L'homme a un regard mauvais. Il pense "satané...". Dans la rue, il est interrompu par le feu rouge du carrefour qui scande "don't walk... don't walk". Il a un soupir et pousse le caddie à vive allure. (rajouter avec porte automatique qui s'ouvre et téléphone qui sonne pour le réveil) Arrivé dans son immeuble, il repasse les portiques de l'entrée qui sonnent aussi. Il leur crie comme s'il s'agissait de personnes : "ho ça va hein !" Puis chez lui, un verre à la main et une télécommande dans l'autre, il s'assoit dans son canapé. Il est face à une télévision de grand format, le logo dvd blueray est affiché. On le voit qui s'escrime à passer les pubs et les avertissements contre le vol et le piratage. Il se dit à lui même "rahh, j'avais oublié tous ces bazars avant les films !" Puis d'un coup tout s'éteint. Pas seulement la télévision mais tout le quartier. Il pense "l'électricité n'aura pas duré longtemps". Puis tout haut alors qu'il est dans un fauteuil à lire un livre à la lumière d'une lampe à pétrole : "bah, c'est peut être mieux comme ça..."
Jour 11
Dans la rue en train de lire un journal. Le distributeur fracturé laisse s'envoler quelques exemplaires. Le titre du journal : "Les faillites en séries continuent." Il se demande comment tout le monde a bien pu mourir. Et comment lui a bien pu survivre. Il se dit que tout ça n'est peut être pas vrai. Qu'il est peut être fou. Et que tout ça n'est que dans sa tête. Qu'il n'est peut être plus capable de percevoir la réalité telle qu'elle était. Une fin à trouver à ça.
Jour 12
L'hiver. L'homme chez lui, recouvert d'une couverture et d'un duvet. Il se dit que finalement habiter au huitième quand la baie vitrée est ouverte n'est pas une bonne idée. Il colmate la baie avec des cartons mais dans la nuit, la tempête redouble. Le matin les cartons n'ont pas tenu face à l'averse de blocs de glace. D'autres parties de la baie ont été détruites. l'homme s'était réfugie dans un coin où des canapés et des lits sont entassés. ça lui fait comme une grotte. Un énorme éternuement sort de la cachette improvisée. Il sort de là, le nez rougi. Il se dit qu'il ne comprend pas comment il a pu oublier le changement des saisons, que les tempêtes du Nord sont là. Et qu'il va falloir penser à trouver un autre abri...
Jour 13
L'homme pédale sur un vieux clou au milieu de la ville. Des biches font un moment la course avec lui puis bifurquent. Il a un bouquet de fleurs plus ou moins sauvages à la main. On voit une femme qui attend dans un aéroport. Lui pédale toujours, ce qui permet d'admirer les paysage de la ville. Elle regarde sa montre. Regarde vers l'extérieur. Il pédale, le vélo bute et il tombe. La roue est voilée. Il se met à courir. C'est le dernier appel pour son vol et elle se décide à embarquer. Il court. L'avion décolle. Il s'arrête de courir. Il est dans un cimetière. Regarde sa montre. Pause ses fleurs sur une tombe. Et pense : "Il y a un an, à cette heure tu prenais l'avion et je te ratais, à cause des embouteillages. Il y a un an, juste avant la fin du monde, tu était encore vivante à cette heure. Cette année je ne suis pas en retard..." (Vu qu'il est enrhumé l'homme se mouche souvent.)
Jour 14
Dans son lit, l'homme grelotte. Il se dit qu'il a la fièvre et qu'il faut qu'il trouve un remède. Il s'emmitoufle et sort dans la rue ensoleillée. Il passe devant les vestiges d'une barricade. Il a des vertiges et s'assoit un moment sur la chenille d'un char d'assaut. La rue est crevassée d'impacts d'explosions. Les murs sont criblés de trous. Il pense que ce n'est pas la rue de la pharmacie. Qu'il s'est trompé et qu'il est perdu. Soudain une explosion le fait basculer, et une horde d'hommes en furie coiffés de casque de moto et recouverts de foulard et de lunettes de soudeur passent autour de lui. Certains tombent raide morts. L'homme pense qu'il délire complètement. Que tout ça va s'arrêter et s'enfuit dans une rue perpendiculaire. Là, il tombe sur sa pharmacie. Il n'y a personne et il va se servir dans le rayon, avale une pilule et s'endort. Plus tard, un rayon de soleil sur l'épaule. Un oiseau vient se poser près de lui, picore le sol et s'en va. Ça le réveille et il repart par où il est venu. La rue est déserte. Mais il n'y a plus de char. Seuls restent les impacts et la vieille barricade maintenant envahie par la végétation.
Note : La chronologie n'est pas définitive, d'autres épisodes peuvent s'intercaler à l'avenir avec ceux déjà présentés. Il pourra y avoir des ellipses de plusieurs jours entre certains épisodes dans un souci de progression (que le jour 3 soit renommé jour 6 par exemple). En l'état, ce détail n'as pas encore été complètement réfléchi et n'est pas pris en compte.
J'ai pour le moment 14 épisodes. Il manque à mon avis encore 3 à 5 épisodes pour finir l'histoire.
Jour 3
L'homme va faire son marché dans un centre commercial ressemblant à une grande serre sur plusieurs étages. La végération y a pris aussi pied. À l'entrée, on aperçoit un distributeur de journaux : titres évocateurs à la une d'un tabloïd : "Grippe : le vaccin ou la mort". Ou alors "la tempête du millénaire pour la semaine prochaine !" L'homme prend un caddie et commence à fouiller les rayons. Il prend des conserves, de quoi se raser, tombe sur un magasin de gadgets hightech. Hésite une seconde et court à l'intérieur au rayon ipod. Se félicitant de sa trouvaille, il se rappelle de son premier baladeur lorsqu'il était ado et qu'il frimait auprès des copains. Il arrache l'ipod de son câble anti-vol. L'allume. Mais, bien sûr, rien ne se produit. Vexé, il balance le gadget et s'en va par la sortie sans achat tout en pensant que ce qui lui manque le plus, c'est la musique...
Jour 4
L'homme est chez lui. C'est une partie de magasin de meubles qu'il a réaménagée. Il se réveille au petit matin et se rase. Il garde quand même une partie de barbe. Il se fait un café sur un réchaud à gaz posé sur une plaque vitro céramique de sa cuisine aménagée. Il s'approche de la baie vitrée qui fait la longueur du magasin. Elle est cassé à un endroit où d'énormes lianes font un pont vers l'immeuble d'en face. Il prend des jumelles, scrute l'horizon. Balance les jumelles sur un fauteuil et va s'affaler dans un grand canapé avec un livre et un verre de cognac. L'homme, content, pense "aujourd'hui ; rien !"...
Jour 5
Un souvenir de parc. Les arbres immenses, la palissade tout aussi haute. La main du grand père énorme. L'homme regarde alors sa propre main, le parc lui semble tout petit et les arbres ne sont pas aussi grands que dans son souvenir. Son école à côté. Avec ses porte-manteaux un peu trop haut. Le haut du tableau trop loin pour de petits bras, la salle de classe immense. Le souvenir s'arrête. L'homme trop grand sur une mini chaise de petit. Il se dit qu'il n'aurait pas dû revenir sur ces lieux. Maintenant ses souvenirs ne seront plus vraiment comme il les avait gardés jusque là...
Jour 6
L'homme somnole à la pêche. il se remémore la première fois que sa mère a fait cuire une araignée de mer. Elle ne voulait pas entrer dans la marmite et s'était échappée. Plus tard à table, il avait été incapable de goûter au crustacé. il se dit qu'il était idiot, et d'un coup se demande pourquoi il repense à cet épisode incongru. Puis sa canne à pêche lui file des mains et l'eau commence à faire des bulles sur le rivage. Il se rappelle que l'épisode avec le crabe fugitif s'était passé en avril. Il pense "avril... Avril... pourquoi donc. Avril ! c'est la migration !" Il part à toutes jambes et grimpe au premier étage d'un autobus à impériale à l'abandon. Un flot de grosses araignées de mer passe dans la rue. On les suit, elles semblent surgir de partout, sortent des bouches du métro, des immeubles... De loin, on voit l'homme repousser avec un parapluie coloré une grosse araignée montée sur le bus. Puis le flot se tarit. L'homme est assis sur une banquette, l'air hagard, il pense "plus jamais de crustacés".
Jour 7
L'homme est interrompu dans sa recherche quotidienne d'objets et de nourriture : il voit le ciel chargé et entre dans un magasin de parapluies. Il se remémore un souvenir de balade sous la pluie avec ses parents. L'orage gronde dans la rue, la grêle tombe. Des blocs de glace fracassent les épaves de véhicules au dehors. L'averse s'arrête. L'homme ressort avec un parapluie coloré à la main. Le soleil brille. Il ouvre son parapluie...
Jour 8
Dans la rue avec son caddie. Il est plein de livres. Il pense : "au début, je me suis dit que j'allais m'installer dans une bibliothèque. Je pourrais passer ma vie à lire confortablement installé dans un canapé. Mais je ne me voyais pas déménager le canapé là-bas." C'est alors qu'il se rend compte qu'il passe devant le musée des Beaux Arts de la ville. Il vide son caddie sur la chaussée et entre dans le musée. Sur le trottoir, un distributeur de journaux. La une : "le dernier grand singe est mort. C'est au zoo de..." A l'intérieur du musée, on ne voit pas ce qu'il fait. Le temps s'écoule, des animaux sauvages passent dans la rue, qui ressemble un peu à une brousse. Plus tard l'homme ressort avec son chariot plein. Il s'arrête devant les livres puis file chez lui. On le retrouve alors dans son appert improvisé, examinant un tableau, l'air dubitatif. Tous les murs sont maintenant recouverts de toile de maîtres...
Jour 9
Souvenir d'anniversaire. Le gâteau et les bougies, les guirlandes électriques qui décorent la maison. Le feu dans la cheminée. L'homme est dans la tempête. Il neige à gros flocons. Il entre dans ce qui pourrait être une cathédrale. D'immenses pylônes étranges sont à peine visibles dans l'ombre. Il passe dans un bureau. Examine un panneau mural et marmonne quelque chose d'incompréhensible pour lui-même. On le voit dans une grande salle pleine de gros boutons actionner certains d'entre eux. Puis il revient à la salle au tableau mural et va dans une annexe avec d'énormes interrupteurs. Il actionne l'un d'eux. Et la lumière éclaire tout. Il rit. L'homme sort de la centrale en trottinant. Il se retourne sur lui-même au milieu du carrefour, le sourire aux lèvres et il rentre chez lui en prenant l'escalator. Arrivé chez lui, il met une main sur ses yeux et allume la lumière. L'ambiance est chaleureuse. au dessus de la table où trône un gâteau, on peut lire en lettres lumineuses "joyeux anniversaire"...
Jour 10
L'homme dans un magasin avec son caddie habituel plein de trucs électroniques. Une musique d'ascenseur et une voix d'hôtesse de l'air accueille les visiteurs. Quand il passe les caisses, le portique magnétique se met à sonner. L'homme a un regard mauvais. Il pense "satané...". Dans la rue, il est interrompu par le feu rouge du carrefour qui scande "don't walk... don't walk". Il a un soupir et pousse le caddie à vive allure. (rajouter avec porte automatique qui s'ouvre et téléphone qui sonne pour le réveil) Arrivé dans son immeuble, il repasse les portiques de l'entrée qui sonnent aussi. Il leur crie comme s'il s'agissait de personnes : "ho ça va hein !" Puis chez lui, un verre à la main et une télécommande dans l'autre, il s'assoit dans son canapé. Il est face à une télévision de grand format, le logo dvd blueray est affiché. On le voit qui s'escrime à passer les pubs et les avertissements contre le vol et le piratage. Il se dit à lui même "rahh, j'avais oublié tous ces bazars avant les films !" Puis d'un coup tout s'éteint. Pas seulement la télévision mais tout le quartier. Il pense "l'électricité n'aura pas duré longtemps". Puis tout haut alors qu'il est dans un fauteuil à lire un livre à la lumière d'une lampe à pétrole : "bah, c'est peut être mieux comme ça..."
Jour 11
Dans la rue en train de lire un journal. Le distributeur fracturé laisse s'envoler quelques exemplaires. Le titre du journal : "Les faillites en séries continuent." Il se demande comment tout le monde a bien pu mourir. Et comment lui a bien pu survivre. Il se dit que tout ça n'est peut être pas vrai. Qu'il est peut être fou. Et que tout ça n'est que dans sa tête. Qu'il n'est peut être plus capable de percevoir la réalité telle qu'elle était. Une fin à trouver à ça.
Jour 12
L'hiver. L'homme chez lui, recouvert d'une couverture et d'un duvet. Il se dit que finalement habiter au huitième quand la baie vitrée est ouverte n'est pas une bonne idée. Il colmate la baie avec des cartons mais dans la nuit, la tempête redouble. Le matin les cartons n'ont pas tenu face à l'averse de blocs de glace. D'autres parties de la baie ont été détruites. l'homme s'était réfugie dans un coin où des canapés et des lits sont entassés. ça lui fait comme une grotte. Un énorme éternuement sort de la cachette improvisée. Il sort de là, le nez rougi. Il se dit qu'il ne comprend pas comment il a pu oublier le changement des saisons, que les tempêtes du Nord sont là. Et qu'il va falloir penser à trouver un autre abri...
Jour 13
L'homme pédale sur un vieux clou au milieu de la ville. Des biches font un moment la course avec lui puis bifurquent. Il a un bouquet de fleurs plus ou moins sauvages à la main. On voit une femme qui attend dans un aéroport. Lui pédale toujours, ce qui permet d'admirer les paysage de la ville. Elle regarde sa montre. Regarde vers l'extérieur. Il pédale, le vélo bute et il tombe. La roue est voilée. Il se met à courir. C'est le dernier appel pour son vol et elle se décide à embarquer. Il court. L'avion décolle. Il s'arrête de courir. Il est dans un cimetière. Regarde sa montre. Pause ses fleurs sur une tombe. Et pense : "Il y a un an, à cette heure tu prenais l'avion et je te ratais, à cause des embouteillages. Il y a un an, juste avant la fin du monde, tu était encore vivante à cette heure. Cette année je ne suis pas en retard..." (Vu qu'il est enrhumé l'homme se mouche souvent.)
Jour 14
Dans son lit, l'homme grelotte. Il se dit qu'il a la fièvre et qu'il faut qu'il trouve un remède. Il s'emmitoufle et sort dans la rue ensoleillée. Il passe devant les vestiges d'une barricade. Il a des vertiges et s'assoit un moment sur la chenille d'un char d'assaut. La rue est crevassée d'impacts d'explosions. Les murs sont criblés de trous. Il pense que ce n'est pas la rue de la pharmacie. Qu'il s'est trompé et qu'il est perdu. Soudain une explosion le fait basculer, et une horde d'hommes en furie coiffés de casque de moto et recouverts de foulard et de lunettes de soudeur passent autour de lui. Certains tombent raide morts. L'homme pense qu'il délire complètement. Que tout ça va s'arrêter et s'enfuit dans une rue perpendiculaire. Là, il tombe sur sa pharmacie. Il n'y a personne et il va se servir dans le rayon, avale une pilule et s'endort. Plus tard, un rayon de soleil sur l'épaule. Un oiseau vient se poser près de lui, picore le sol et s'en va. Ça le réveille et il repart par où il est venu. La rue est déserte. Mais il n'y a plus de char. Seuls restent les impacts et la vieille barricade maintenant envahie par la végétation.