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Comme une vieille illustration passée, la ville s'efface. En premier plan l'héroïne soutenue par l'image de la fleur et du titre.
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Première rencontre avec Franck depuis l'accident de Violette. Dès le départ, les choses ne semblent pas être simples entre eux.
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Les premiers symptômes de Violette se font jour sous fond de tension entre les deux personnages.
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Le silence reigne dans cette page d'ambiance mettant en valeur la tension entre les deux personnage.
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Enfin seule Violette peut souffler. Mais la rencontre avec ce Franck dont elle a tout oublié la tracasse.
Scénario de Violette - Extrait -
Ce passage met en scène Violette et Franck, au moment où ce dernier a recueilli la jeune femme après sa dernière crise. Il décide d’aider Violette à se remettre. Cette séquence même si elle ne représente pas le pivot de l’histoire, reste essentielle car elle présente presque de façon ludique les dérèglements dont souffre Violette. L’attrait de la scène consiste en la prise de conscience de Violette qu’elle ne peut plus faire confiance à ce qu’elle voit/lit où entend. C’est aussi l’exposition du conditionnement que Franck va lui infliger jusqu’au bout de l’histoire.
— Quoi ? Qu'est-ce que tu racontes ? Je ne comprends plus rien, je ne me souviens de presque rien. Je ne peux plus faire confiance à ma mémoire. Tu dois m'aider, Franck. je t'en prie.
((— Tu es pathétique, ma belle. Mais c'est aussi assez gratifiant de te voir revenir vers moi et de te voir me supplier de l'aide alors que tu m'avais laissé tomber comme une vieille chaussette. Une semaine passée ensemble, une semaine de pur bonheur... Je vais t'aider ma belle, mais tu ne m'en voudras pas si je change un peu notre passé n'est-ce pas ? Après tout, c'est pour notre bien à nous deux.))
((...)) = texte réel repris en fin d'histoire.
— Tu es caramélisée, ma belle. Mais c'est demain une joie de te voir repartir par moi, alors que l'Amérique du nord est si grande comme une orange. Deux violettes, deux violettes de pur arôme. Je vais t'aimer, ma belle, puisque tu ne m'en voudras pas si j'arrange un peu tes cheveux froissés n'est-ce pas ? Après demain, c'est les vacances de fin pour deux.
--Violette est restée à écouter la tirade de Franck, une tasse de café fumante dans les mains.--
— On va commencer par un truc simple, d'accord ? Tous les jours, je te demande de faire des exercice de gymnastique. Essayer de recoller à la réalité avec quelques trucs. Attends-moi là-bas.
--Franck se lève et va prendre un abécédaire pour enfant dans la bibliothèque.--
— Je me suis toujours demandé pourquoi tu gardais ce jouet. tu te souviens de l'avoir laissé là ?
— Ce n'est pas un jouet !
— bien sûr que ce n'est pas un livre ! Je ne sais pas ce que tu as, les dentistes n'ont pas su le dire non plus. Mais tu prends un mot pour un autre tellement.
— C'est cette viola qui me pousse dans la tête... Je suis...
-- Franck, l'air inquiet, reste un instant à la regarder.--
— on va faire un essai.
Il ouvre l'abécédaire et montre une image de bateau à Violette. Elle se met à rire. Mais lui reste sérieux.
— Pâquerette, sois sérieuse.
— Parfois j'arrive à être sûre de ce que tu dis...
— Allez, s'il te plaît, essaye.
— C'est un bateau, un paquebot pour être exact.
-- Franck, le sourire figé --
— Ça risque d'être dur et jaune. Essaye encore, tu vois bien ces bords sur lit, et les roues d'où s'échappent des oiseaux...
-- le regard vague, Violette --
— Un... train ?
— pas mal... regarde la lettre, c'est un W. (l'abécédaire nous montre un B)
— Un wagon ?
— Super ! Tu vois, je crois qu'on a un espoir.
-- Violette, l'air narquoise --
— Vraiment ?
— Bien oui !
— Je dois aller à la surexposition. tu veux venir devant moi ?
— ...
— ce sera ta première sortie depuis des jours. Tu va trouver la ville mortifiée. Mais ça devrait te faire du bien.
— ok, ok... Tu peux me dire où sont rangées mes affaires. Je ne me...
— Tes sous-vêtements sont dans le bureau à droite.
Violette se dirige vers une commode sur la gauche et trouve ses affaires.